5 exemples de marque pour parfaitement comprendre la transformation numérique


La transformation digitale en exemples

La révolution internet a amené avec elle de nombreuses transformations dans les pays industrialisés ayant accès au tout numérique.

Aussi de nombreux articles traitant du sujet ont vu le jour avec une expression qui semble maintenant avoir mis tous les experts d’accord : « la transformation numérique ».

A telle enseigne que même le Ministère de l’Economie indique vouloir élaborer de nouvelles lois pour aider notre pays et notre économie à s’adapter au numérique.

Beaucoup de choses lues de nos jours incitent les lecteurs et les citoyens lambda à penser que :

> Les sociétés qui marchent mal devraient déployer des plans numériques.

> Les entreprises qui font faillite n’ont pas su s’adapter à la transformation digitale.

> Les start-ups qui parviennent à un seuil de rentabilité acceptable sont celles qui ont parfaitement assimilé les nouvelles opportunités offertes par la révolution internet.

Ces types de réflexions ont tendance à créer des trains qui en camouflent d’autres. En réalité, beaucoup de sociétés ayant récemment réussi ne le doivent pas au digital. Et le déploiement de plans numériques de grande ampleur ne changerait rien aux problèmes économiques de nombreuses sociétés.

Dans cet article, je souhaite analyser la notion de transformation numérique en adoptant une perspective différente, en partant non pas du digital en lui-même, mais de l’économie en elle-même, c’est-à-dire du modèle économique propre à chaque société.

Aucun schéma de pensée ne peut être appliqué à un ensemble de sociétés : chaque société est unique et doit donc être analysée, économiquement parlant, dans son ensemble – et à part.

Pour illustrer mon propos, je choisirai quelques exemples de sociétés en commençant par bien comprendre ce qui fait le succès de leur modèle économique (le cœur de leur mode de fonctionnement). Avant d’analyser comment les nouvelles solutions numériques leur apportent les leviers supplémentaires pour renforcer et gagner des parts de marché.

De ce point de vue, le numérique n’est pas considéré comme une fin en soi mais comme un moyen, de nature technologique, pour arriver à des fins économiques – un moyen parmi bien d’autres car toute société privée dispose d’une palette infinie de possibilités pour augmenter ses ventes, assurer sa croissance, pérenniser ses parts de marché et atteindre un niveau de rentabilité acceptable.

HASSELBLAD

Depuis sa création, la vocation d’Hasselblad est de concevoir, fabriquer, commercialiser et promouvoir des solutions à la pointe de la technologie pour les photographes professionnels.

La technologie est au cœur du modèle économique d’Hasselblad, ce qui a permis à la société de tirer son épingle du jeu à une époque ou d’autres marques telles que Kodak, plus que de rater le virage technologique du numérique, ont réalisé un véritable déni de réalité face aux bouleversements économiques que le digital, on le sait maintenant, allait engendrer dans les pays dits riches.

Hasselblad, aujourd’hui, n’a pas abandonné l’argentique, que beaucoup de photographes professionnels continuent à affectionner, à juste raison. En plus des solutions argentiques traditionnelles, Hasselblad développe des appareils photos numériques et également des dos numériques, c’est-à-dire des solutions techniques qui permettent de transformer un appareil photo argentique en appareil photo numérique.

Dans sa volonté de fournir les meilleures solutions technologiques possible, y compris dans le domaine du digital, Hasselblad se positionne comme une marque leader dans le domaine de la technologie numérique appliquée au monde de la photographie.

L’objectif, pour cette société, c’est de représenter le nec plus ultra dans son domaine d’activité, comprenant le digital. Suivant des principes d’excellence, de rigueur, de perfection et de discipline, la marque Hasselblad :

> analyse les principes de son environnement global, comprenant ceux qui relèvent de la technologie et donc du numérique

> crée de nouveaux repères d’excellence et d’exception, y compris en matière de solutions digitales

> façonne un chemin qui au final sera suivi par les autres intervenants de son industrie.

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http://www.hasselblad.com/fr

LE FIGARO

Le Figaro est un quotidien opérant sur un marché, celui de l’information.

Toute information, dans cette économie, est un produit élaboré, rédigé et diffusé pour être commercialisé. L’objectif est évidemment financier : l’objectif est d’être rentable et de gagner de l’argent. Toute information est par définition orientée dans le but d’arriver à un objectif économique. Même l’absence totale d’information, c’est-à-dire le silence, est une forme de communication.

Pour un journal tel que le Figaro, l’objectif est que le plus de gens possible souscrivent à sa ligne éditoriale et idéologique pour qu’au final le plus de gens possible achètent ou s’abonnent à ce journal plutôt qu’à un autre, ce qui est bien normal.

Le Figaro a formidablement surfé sur la mue technologique à laquelle nous avons pu assister sur son marché depuis l’avènement de l’ère internet.

Loin de s’être inquiété de l’apparition de nouveaux supports d’informations gratuits sur le web, le Figaro a mis en place un site web d’informations s’inspirant des blogs dont le format a la préférence des internautes avides de nouvelles informations : toutes les informations principales sur une seule page ; un titre synthétique et accrocheur + un sous-titre plus descriptif + une photo réussie par bloc d’informations ; des possibilités de cliquer sur le titre ou de cliquer sur les catégories en haut de page pour avoir plus d’informations par bloc d’informations. La logique suit un cheminement synthèse => analyse => synthèse avec de nombreux articles de fond souvent bâtis sur le modèle thèse => antithèse => synthèse.

C’est ainsi que le lefigaro.fr a réussi ces dernières années à devenir le 1er site d’informations, avec tout le pouvoir économique que cela lui confère désormais sur son marché.

Les marges de manœuvre du site web – et donc de la marque – sont puissantes et les équipes dirigeantes du quotidien font évoluer régulièrement la charte graphique du site web tout en l’adaptant à la fois aux tendances et à l’ensemble des supports de lecture de type ordinateur, tablette ou smart phone.

C’est ainsi que le journal fait régulièrement la promotion de ses nouveautés technologiques, telles que ses applications pour smart phones, pour que le cordon digital reliant ceux qui émettent l’info et ceux qui reçoivent l’info ne soit jamais coupé.

Encore une fois : le numérique sert l’économique, et non l’inverse.

Grâce au numérique, un journal d’informations tel que le Figaro peut renforcer encore davantage le lien entre des émetteurs et des lecteurs et s’assurer que ce lien ne soit jamais brisé.

Le principe vaut pour le Figaro comme il vaudrait pour Libération, Le Monde, L’Equipe, L’Humanité, Le Canard Enchaîné ou encore la Gazette du Ku Klux Clan.

CARGLASS

L’une des sociétés qui a admirablement réussi à crever le paysage économique français ces dernières années est Carglass.

L’ADN de cette société et de son modèle économique, c’est la simplicité, entre autres.

La marque Carglass atteint par exemple des niveaux de notoriété, tant en spontané qu’en assisté, absolument édifiants.

D’un point de vue purement marketing, la technique utilisée est à montrer dans toutes les écoles de commerce de France et de Navarre, tellement elle a bien fonctionné tout en étant des plus banales : la répétition d’un message unique, diffusé aux heures de grande audience et avant des émissions phare rassemblant et fédérant les Français telles que la revue de presque, avec l’utilisation d’une sémantique et d’une syntaxe des plus classiques.

L’équipe dirigeante de la marque Carglass maitrise parfaitement l’ensemble des maillons de la chaîne commerciale qui amène un client potentiel avec un pare-brise fissuré à se transformer en un client final ressortant de son centre Carglass avec un pare-brise réparé ou remplacé.

Sur ce marché ultra spécifique que représente la résolution de problèmes d’impacts sur les pare-brises de véhicule, la société Carglass maitrise également à la perfection les rouages de la prescription et de son impact sur ses ventes.

Ainsi, tout automobiliste assuré chez Generali, en cas de problème sur le pare-brise de sa voiture :

> appelle son assureur Generali pour régler la question de la franchise et du remboursement des réparations

> se voit prescrire au téléphone deux réparateurs dont l’un est presque inconnu et l’autre quasiment connu de tous

> est naturellement amené à se rendre chez Carglass où son pare-brise pourra être soit réparé soit remplacé en l’espace de quelques heures.

Pour ce qui est des outils digitaux, tout est fait également pour que le futur client chemine naturellement , simplement et efficacement tout le long de la solution Carglass jusqu’à la prise de rendez-vous dans un centre de la marque.

Le site web de la marque est un exemple de simplicité et d’efficacité en termes de charte graphique, d’ergonomie, de web design, de fonctionnalité, d’efficacité et d’image de marque: http://www.carglass.fr

Pour ce qui est des applications mobiles, tout est fait également pour servir à la perfection le modèle économique et faire en sorte que le chemin pouvant amener tout quidam à la marque Carglass soit le plus simple possible.

En cas de pépin sur le boulevard périphérique, toute personne doit être en mesure, grâce à l’application mobile Carglass :

> d’avoir accès à une plateforme numérique Carglass parfaitement adaptée au terminal utilisé

> de trouver les informations principales telles que le centre Carglass le plus proche

> d’arriver le plus rapidement possible chez Carglass dès l’apparition du problème à solutionner.

Tout est fait ainsi pour qu’il n’y ait aucun frein possible, même lorsque le rôle de la prescription devient capital. On comprendra en effet aisément qu’entre le moment où Generali recommande d’appeler Carglass et le moment où Carglass est effectivement appelé pour une prise de rendez-vous, ce n’est au final qu’une affaire de quelques clics.

MEILLEURS AGENTS

Meilleurs Agents s’avère être au fil des années une pépite moderne et atypique du web made in France, tout en opérant sur un marché très ancien et très classique, celui de l’immobilier.

Le modèle économique de Meilleurs Agents est très simple et très efficace : les propriétaires souhaitant vendre leur bien immobilier s’informent sur la valeur de leur bien immobilier sur le site web de la marque => pour recevoir une estimation à l’euro près, ils laissent leurs coordonnées et de nombreuses informations personnelles, comprenant leur numéro de téléphone => ils sont joints par téléphone très rapidement par les commerciaux de Meilleurs Agents => l’objectif est de mettre en place un projet immobilier tripartite entre le vendeur, deux agences immobilières de référence du quartier et la société Meilleurs Agents => lors de la vente, un % est redistribué à Meilleurs Agents de la part de l’agence immobilière ayant réussi à vendre le bien immobilier à un acheteur qui, dans quelques années, fera à nouveau estimer le même bien immobilier grâce au site web de Meilleurs Agents pour le revendre => etc.

D’un point de vue purement commercial, le digital est un moyen permettant à la société Meilleurs Agents de repérer et contacter le plus tôt possible – et surtout : avant tout le monde – des leads qui pourront s’avérer être des prospects très intéressants et des clients très profitables, l’immobilier étant un secteur dans lequel un volume très faible peut apporter une valeur très importante.

Sur le site internet, tout est fait pour faciliter ce cheminement – et transformer le modèle économique précité en une véritable réussite commerciale. Le résultat est très sobre, très efficace et très performant : https://www.meilleursagents.com

En naviguant sur le site web de Meilleurs Agents, on remarque que la marque développe de nombreuses autres solutions : rénovations d’appartement, solutions de financement (crédits), création d’une mini marketplace pour les agences immobilières, etc.

Le déploiement de ces différents modèles économiques a comme dénominateur commun qu’à chaque fois, les solutions numériques à la fois permettent et servent le modèle économique mis en place.

CHANEL

Parmi les mantras de Coco Chanel, il y a l’élégance, le style, la simplicité, le beau.

« La mode se démode, le style jamais ».

Le site web de la marque sert à asseoir dans le monde digital – et grâce au digital dans le monde non digital – ces principes : quelques slides beaux et simples en home page, des rubriques sobres et académiques, des pages web présentant les univers produits principaux de la marque et une boutique en ligne facilement accessible puisque l’objectif reste évidemment de pouvoir facilement vendre ce qui a été fabriqué, grâce au digital.

La marque sait également faire preuve d’une grande créativité et d’une grande originalité en matière de digital, tout en restant sobre, minimaliste et très tendance.

Le digital permet à Chanel de pérenniser son leadership en termes de style, en tant que marque très haut de gamme animée par des repères et des critères d’excellence.

L’url menant à son univers mode en est la parfaite illustration : http://www.chanel.com/fr_FR/fashion/.

Chez Chanel, le digital sert la marque.

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Ecrit par Jérôme Perrin

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